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Ecrit par Salvador, le 22 décembre, 2018

Bonnes Fêtes 2018 !!!

Ecrit par Salvador, le 25 juin, 2012

Bienvenue !

Bienvenue

Ecrit par Salvador, le 7 janvier, 2019

Assemblée Générale 2019

Ecrit par Salvador, le 12 décembre, 2018

2018: le Loto des familles
Ce sera le 21 décembre 2018 à 18h.

Ecrit par Salvador, le 3 décembre, 2018

Ce que fut la soirée débat du
30 novembre 2018

Vendredi 30 novembre 2018 a pu se dérouler la soirée-débat organisée par
le Club Taurin « El Campo » sur le thème « El Tercio de piques » .

Initialement, la conférence avait été prévue le vendredi avant – le 23 – mais les difficultés que le pluie avait provoquées pour atteindre le Scamandre nous avaient conduit au report par mesure de précaution. Les intervenants ont eu l’amabilité et l’obligeance d’accepter ledit report et se sont rendus disponibles.
Le 30 au matin, imaginez la tête des membres du Bureau à la vue de la pluie qui tombait…
Heureusement elle eut la bonne idée de cesser vers 16h00. Ouf !

« El Tercio de piques » , un sujet passionnant mais fort délicat à traiter.
Une suerte nécessaire car elle est le fondement de la corrida.
Elle permet:
– de mesurer la bravoure du toro
– amoindrir la force de l’animal pour qu’il baisse la tête (« humille ») pour que la faena de muleta puisse se faire dans l’art.
Tout est dans la mesure de la blessure infligée. Trop bléssé le toro ne peut durer, pas assez il reste trop « crudo » (cru) et devient dangereux par ses « arreones » ou coups de tête (tornillazos).
Les lanceros présents nous ont expliqué que ce n’était pas aussi manichéen que cela, qu’il fallait étudier le toro – rôle du maestro – et piquer suivant ses directives. Pour lire la suite de l’article click sur le lien ci-dessous:
Ce que fut la soirée débat du
30 novembre 2018

Ecrit par Patrick B., le 24 novembre, 2018

EDITORIAL:

Les valeurs de la Fiesta Brava.

Il parait sensé que de temps en temps, les responsables du Club Taurin fassent connaître ce à quoi aspire celui-ci en définissant, même si c’est dans l’absolu, quelques lignes de conduite que nous devrions respecter.
C’est ce que vient de faire Patrick Bricongne, dans l’éditorial ci-dessous.
Il nous indique sa vision de la fiesta brava mais sans l’imposer: la discussion est ouverte.
Nous reviendrons sur les moyens.
(N.d.R.)

Bien au-delà de toutes controverses, de toute querelle passionnée sur sa légitimité, la corrida est un objet de pensée qui ne cesse d’inspirer.

Elle présente un caractère éthique forçant à la réflexion sur les valeurs qu’elle véhicule. La corrida touche aux valeurs déontologiques car elle redéfinit l’essence même de l’art, c’est un magnifique objet de pensée…..

Au-delà de cet aspect philosophique, la corrida est aussi un art.

Elle s’apparente à la force et la charge du toro qu’elle associe à la peur de la mort et à l’esthétisme des mouvements qui la font vivre.
La corrida est une lutte à mort entre un homme et un toro, un combat entre l’animal et l’humain.
Mais sa moralité n’est pas celle qu’on croit.
Car aucune espèce animale liée à l’homme n’a de sort plus enviable que celui du toro qui vit en toute liberté toute sa vie et meurt en combattant.

Le toro bravo est le protagoniste le plus important de la corrida, celui qui suscite les passions les plus intenses et les sentiments les plus forts, admiration et peur se côtoient face à cet animal puissant, cette montagne de muscles saillants surmontée d’une paire de cornes impressionnantes et toujours prêtes à foudroyer celui qui se montrerait trop audacieux.

La corrida est également une école de sagesse : être torero, c’est une façon de donner un sens à sa vie, d’afficher son détachement face aux aléas de l’existence, de promettre une victoire sur l’imprévisible.
En tauromachie, Belmonte peut être comparé à un virtuose, Paco Ojeda et José Tomás fondent une éthique de la liberté, Sébastien Castella est un émérite de l’impassible.
Ces génies inspirent, forcent à la sagesse et à l’admiration. Encore faut-il être un passionné de cet art, qui n’a de cesse d’être au cœur de la controverse et de la critique.

Je comprends que certains n’aiment pas ce spectacle et s’y opposent. Mais je comprends aussi que d’autres en soient des fervents passionnés. Et je ne saisis pas très bien pour quelles raisons il y aurait plus d’humanité ou de civilisation chez celui qui le répudie que celui qui comme moi l’encense.

Cette vision de la tauromachie s’inscrit dans un sillon tracé, qui va d’Hemingway à Michel Leiris sans oublier Picasso, René Char et bien d’autres génies.

Ceux qui aiment ce spectacle ne vénèrent évidemment pas la mort du toro mais estiment plus la métamorphose d’une charge violente en une chorégraphie esthétique.

Il n’y a dans la corrida ni sauvagerie, ni barbarie, ni passion du sang.

Au risque de choquer certains je dirai même qu’il n’y a que de l’amour.

Désapprouver la corrida n’est attributif à mon sens ni de vertu ni de bonté.

Il est facile et mal venu de dresser une vision manichéenne de ce spectacle sans en comprendre préalablement son origine et son sens.

Entre la haine, l’inculture et la fascination du sang, les troupes anti-corrida, me donnent parfois juste l’envie de descendre dans l’arène….

La provocation, l’empathie, l’indignation et l’agressivité ne sont pas gage de respect mais de procès d’intention de toutes sortes. Les meutes anti-corrida forcent, en plus de la passion du toro, à défendre d’autant plus nos traditions dans l’arène.

La corrida est pour moi une partie intégrante de notre culture. Un art singulier qui mêle à la peur de mourir, la force, le courage et l’esthétisme.