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Acoso y derribo

« Acoso y derribo » nous pourrions le traduire par « Harceler (poursuivre) et  culbuter (terrasser).

C’est une pratique qui vient en complément des tentaderos et dont le but ultime – pour le ganadero – est d’évaluer le courage et la bravoure du mâle (en majorité) ou de la vache vouée à la reproduction.
Va-t-il garder cet élément de son bétail ou pas ?
Éternelle question pour un éleveur…

Cette pratique consiste à détacher – à cheval – un cornu du troupeau puis de le poursuivre en plein campo un certain temps pour tester sa résistance, le faire tomber (la « echada » = la chute) à l’aide de la garrocha en appui sur la hanche en pleine course et de vérifier comment il se relève.
Si il se relève rapidement et « vient au cheval » avec méchanceté il obtient une opinion favorable de l’éleveur sinon… on ne peut plus rien pour lui.

El Acoso y derribo se pratique à deux cavaliers,  le « garrochista » chargé de faire tomber le cornupète et l’ « amparador » celui qui protège (aide) le cavalier précédent. Les deux forment une collera (= équipe).
La garrocha (ou palo) utilisée n’est pas la même que celle utilisée par le picador en tienta ou lors d’une corrida. Elle est plus longue (environ 1 mètre) avec une puya (courte) à une extrémité, un regatón (culot en bronze) à l’autre.

Lorsque c’est pratiqué pour les Clubs Taurins, considérant que le spectacle est trop technique et non attractif, le ganadero ajoute une tienta a campo abierto.

A noter que le Acoso y derribo, fort prisé des cavaliers, donne lieu à des compétitions dans le cadre de Fédérations régionales et sous la houlette de Real Federación Hípica Española.

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Sur cette dernière photo, on comprend mieux l’usage de la double sangle (las cinchas) et du collier de chasse.
Apprécions le jinete (=cavalier) à gauche qui conduit son cheval à l’assiette sans effet de rênes…

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